Reméandrement

Comme pour le drainage, la rectification des cours d’eau entraine une perturbation sur la morphodynamie naturelle du ruisseau.

 

Techniques

Concrètement, cette opération consiste soit à réactiver l’ancien lit méandriforme soit à en créer un nouveau.

Le dimensionnement du nouveau lit doit être adapté à son régime. Son tracé, s’il est à recréer de toute pièce, doit être adapté à la topographie du secteur (généralement, dans un marais, sa longueur est multipliée par 1,7 à 2, par rapport à un lit rectiligne).

Une fois le nouveau lit recréé, il est nécessaire de colmater l’ancien, rectiligne, par reprise du merlon issu de son curage en complétant avec des matériaux adaptés. A l’aval, il est souvent nécessaire d’installer une rampe de fond permettant de maintenir le niveau de l’eau et de stopper toute érosion régressive. Une « recharge sédimentaire » peut également être effectuée dans le nouveau lit, pour accélérer la recréation d’un substrat varié et relancer la dynamique érosive, garante d’une diversité morphologique et écologique majeure.

 

Dans certains cas, il n’est pas possible de restaurer totalement le cours d’eau. Une réhabilitation partielle peut consister en un resserrement du lit mineur ou en la pose de rampes de fond de façon à rehausser le niveau d’eau.

 

Conséquences

De façon générale, la vocation d’une restauration de cours d’eau est de rétablir le fonctionnement morpho-dynamique du cours d’eau et de restaurer les échanges nappe / cours d’eau en réactivant ou recréant un lit méandriforme, aux dimensions et à une altitude relative au sol adaptées. La nappe se trouve alors nettement rehaussée, induisant une nette amélioration des états de conservation des habitats de marais.